Droit fiscal

Avocat en droit fiscal en Belgique

Impôt des personnes physiques, impôt des sociétés, TVA, droits de succession, taxation des plus-values : la fiscalité belge est un labyrinthe où même les contribuables de bonne foi peuvent se perdre. Quand le fisc procède à un contrôle, envoie un avis de rectification, ou réclame des suppléments d'impôts avec amendes à la clé, les enjeux financiers deviennent rapidement considérables.

Mis à jour en février 2026

Impôt des personnes physiques, impôt des sociétés, TVA, droits de succession, taxation des plus-values : la fiscalité belge est un labyrinthe où même les contribuables de bonne foi peuvent se perdre. Quand le fisc procède à un contrôle, envoie un avis de rectification, ou réclame des suppléments d'impôts avec amendes à la clé, les enjeux financiers deviennent rapidement considérables. Le droit fiscal belge, réparti entre niveaux fédéral et régional, évolue au gré des réformes gouvernementales et des directives européennes. Face à l'administration, qui dispose de moyens d'investigation étendus et de présomptions en sa faveur, le contribuable peut se sentir démuni. Un avocat fiscaliste rétablit l'équilibre : il connaît les règles du jeu, les arguments qui portent, et les recours possibles.

Pourquoi un avocat fiscaliste plutôt qu'un comptable ?

Le comptable gère vos obligations déclaratives au quotidien. L'avocat fiscaliste intervient quand les choses se compliquent : contrôle fiscal, contestation, redressement, contentieux.

L'avocat fiscaliste maîtrise non seulement les règles techniques de l'impôt, mais aussi les procédures contentieuses. Quand l'administration rectifie votre déclaration ou vous inflige une amende, vous disposez de délais stricts pour réagir : réclamation administrative, recours au tribunal de première instance (section fiscale), éventuellement appel. Chaque étape a ses règles, ses pièges, ses opportunités.

De plus, les consultations avec votre avocat sont couvertes par le secret professionnel absolu. Contrairement à l'expert-comptable, l'avocat ne peut être contraint de témoigner contre vous ou de livrer des documents à l'administration. Cette confidentialité est précieuse dans les situations sensibles.

Enfin, l'avocat fiscaliste a une vision transversale : il anticipe les conséquences pénales éventuelles d'un redressement (fraude fiscale), les implications en droit des sociétés (valorisation d'entreprise), ou en droit patrimonial (donations, successions). Cette approche globale évite les mauvaises surprises.

Honoraires des avocats fiscalistes

Les tarifs varient selon la nature de l'intervention et les montants en jeu.

Pour un conseil fiscal ponctuel (optimisation d'une opération, structuration d'un patrimoine), comptez une à quelques heures de consultation à 150-250 euros de l'heure selon le cabinet.

Pour la gestion d'un contrôle fiscal, les honoraires dépendent de la complexité du dossier. Un contrôle simple sans litige peut se régler pour 1 000 à 3 000 euros. Un contrôle approfondi avec contestations multiples peut atteindre 5 000 à 15 000 euros.

En contentieux devant le tribunal, les budgets s'alourdissent : comptez 5 000 à 20 000 euros pour une procédure de première instance, davantage en appel ou pour les litiges impliquant des montants importants.

Certains avocats fiscalistes acceptent des honoraires de résultat (un pourcentage de l'impôt évité) en complément d'un honoraire de base, ce qui aligne leurs intérêts sur les vôtres.

Les contentieux fiscaux les plus fréquents

Le contrôle fiscal reste le déclencheur le plus courant. L'administration peut contrôler vos déclarations pendant 3 ans (7 ans en cas de fraude). Le vérificateur demande des justificatifs, pose des questions, et peut rectifier ce qu'il estime incorrect. L'avocat vous accompagne dans ces échanges et conteste les rectifications non fondées.

Les redressements sur les avantages en nature (voiture de société, habitation mise à disposition) génèrent un contentieux abondant. Les règles d'évaluation forfaitaire sont complexes et les contrôles fréquents.

La qualification des revenus est souvent discutée : revenus professionnels ou revenus divers ? Plus-value taxable ou non ? La frontière entre gestion normale du patrimoine privé et activité professionnelle est une source inépuisable de litiges.

Les droits de succession et donations connaissent des contentieux spécifiques : valorisation d'entreprises familiales, qualification des biens (meubles ou immeubles), conditions des régimes de faveur.

Enfin, la TVA fait l'objet de nombreux litiges : déductions contestées, requalification d'opérations, solidarité entre parties à une chaîne de facturation.

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Questions fréquentes

Combien de temps l'administration peut-elle contrôler mes impôts ?
Le délai normal est de 3 ans à compter du 1er janvier de l'année qui suit celle des revenus. Ce délai passe à 7 ans en cas de fraude ou d'absence de déclaration. Pour la TVA, le délai est également de 3 ans (7 ans en cas de fraude). Des délais plus longs existent pour les situations internationales.
Que faire si je reçois un avis de rectification ?
Vous disposez d'un mois pour répondre par écrit en contestant les rectifications proposées. Cette réponse est cruciale : les arguments non soulevés à ce stade seront plus difficiles à faire valoir ensuite. Si vous ne répondez pas ou si l'administration maintient sa position, un avis d'imposition sera établi que vous pourrez contester par réclamation.
Quelle est la différence entre réclamation et recours au tribunal ?
La réclamation est un recours administratif devant le directeur régional des contributions. Vous devez l'introduire dans les 6 mois de l'avis d'imposition. Si elle est rejetée ou en cas de silence de l'administration, vous pouvez saisir le tribunal de première instance (section fiscale) dans les 3 mois.
Risque-t-on des poursuites pénales pour fraude fiscale ?
Oui, la fraude fiscale est un délit pénal passible de prison (jusqu'à 5 ans) et d'amendes. Cependant, les poursuites pénales sont relativement rares et concernent généralement les fraudes organisées, répétées ou de grande ampleur. Pour les erreurs ou négligences sans intention frauduleuse, seules des sanctions administratives (amendes) s'appliquent.
Le Service de Conciliation fiscale peut-il m'aider ?
Oui, ce service gratuit et indépendant peut intervenir pour faciliter le règlement des litiges avec l'administration. Vous pouvez le saisir en parallèle d'une réclamation ou d'un recours. Le conciliateur n'a pas de pouvoir de décision mais peut proposer des solutions acceptables pour les deux parties.
Comment contester une amende fiscale ?
Les amendes administratives (accroissements d'impôt, amendes TVA) peuvent être contestées par réclamation puis recours au tribunal. Depuis 2019, le Service de Conciliation fiscale peut aussi décider de remises ou modérations d'amendes et accroissements. Une amende disproportionnée peut être réduite par le juge.
Mon comptable peut-il me défendre en justice ?
Non, seuls les avocats peuvent plaider devant les tribunaux en Belgique. Votre comptable peut vous assister dans vos échanges avec l'administration et préparer le dossier, mais si vous allez au tribunal, vous devrez faire appel à un avocat. En réclamation administrative, vous pouvez vous défendre seul ou être assisté de votre comptable.
Les rulings (décisions anticipées) sont-ils contraignants ?
Oui, un ruling obtenu auprès du Service des décisions anticipées lie l'administration pour la situation décrite, pendant la durée fixée (généralement 5 ans). C'est un outil de sécurité juridique pour les opérations complexes. Si vous avez modifié les faits par rapport à ce qui était décrit, le ruling ne vous protège plus.

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